jackpot d’automne
il pleut des pièces d’or dans les bois
des rubis poussent aux érables
les lutins font péter tous leurs billets verts

 

nuages violets
un ciel tout bleu
les monts verts
des galets blonds
ta peau d’orange
mes joues rouges
bel arc-en-ciel

 

 

 

illustration : source inconnue

toute
mon énergie
concentrée
dans une boule
de papier brouillon
jetée à la poubelle
avec un poème
dedans

camé
à mea
culpa

 

illustration : dragonball, akira toriyama

il pleure dans mon cœur
comme il flotte sur mes chiottes
quelle est cette bonne odeur
qui pénètre mon coeur ?
oh doux bruit du pipi
par terre et sur les doigts
pour un cul qui s’essuie
oh le chant du pipi !

photo : the big lebowski, film des frères cohen, 1998

 

 

comment cela
vil paltoquet
ainsi donc tu prétendrois
composer de la poësie
dans un dialecte indélicat et rustre
sans même connoistre les nobles préceptes
de la versification du dix-septième siècle ?

ton souffle sur les dunes des Badlands
une caresse sur le ventre du Nevada
main au fond des forêts du Yellowstone Park
je léchais les gorges roses du Grand Canyon
l’Empire State Building se dressait au loin
Old Faithful se réveillait
du souvenir d’un road trip
sur ton
corps

 

 

collage : karen lynch (@leafandpetaldesign)

combo de claques inattendues
projection dans un futur noir
méga bastos du temps qui s’barre
j’encaisse les attaques
de la vie

 

 

 

 

 

 

illustration : dragon ball z, akira toriyama

l’algue engendra le poulpe
le poulpe engendra le poisson
le poisson engendra le lézard
le lézard engendra le rat
le rat engendra le singe
le singe engendra l’homme
l’homme engendra ensuite
bien des problèmes

 

 

photo : source inconnue